J’ai testé Babelcube pour faire traduire en anglais mon roman auto-édité (avis Babelcube pour les auteurs)

J’y songeais depuis un moment, et voilà que ce projet se concrétise : je vais faire traduire mon roman auto-édité en anglais grâce à la plateforme Babelcube. Je vous présente mon retour d’expérience auteur sur cette plateforme de mise en relation entre auteurs et traducteurs. Attention, cet avis concerne l’usage de la plateforme du côté des auteurs et non du côté des traducteurs.

Qu’est-ce que Babelcube?

Babelcube est une plateforme de mise en relation entre des auteurs et des traducteurs, professionnels ou non (chez les auteurs comme chez les traducteurs). Le principe est simple: l’auteur se crée un compte, crée la page de son ou ses livres à traduire et peut soit attendre qu’un traducteur le contacte, soit démarcher lui-même des traducteurs.

Le site fonctionne pour des traductions dans diverses langues. En revanche, à vous de vous assurer du sérieux des traducteurs. Babelcube vous met en relation mais ne vérifie pas la qualité des traductions des freelances qui s’y inscrivent. Parler couramment anglais aide donc grandement à faire le tri!

Babelcube, combien ça coûte (et qu’est-ce que je gagne)?

Pour l’auteur, la procédure ne coûte absolument rien! Et pour le traducteur? Non plus! 🙂

Le site est parfaitement gratuit, ce qui constitue une énorme force sur le marché. Un bon traducteur, cela coûte cher (souvent, facturation à plus de 0,10€/mot). Quand on est auteur indépendant, généralement, on ne dispose pas du budget nécessaire à la traduction d’un roman.

Comment la plateforme se rémunère-t-elle, demandez-vous alors. Sachez que Babelcube prendra une commission sur vos ventes. En tant qu’auteur, vous percevrez 30% des recettes. Le traducteur percevra 55%. La plateforme empoche le reste. Ces chiffres évoluent dans votre sens si vous touchez plus de 2000$ de recettes.

Babelcube, comment ça marche?

Une fois votre livre disponible sur la plateforme, vous partez en quête d’un traducteur ou attendez qu’on vous trouve. Pour ma part, j’ai reçu deux sollicitations dans la semaine ayant suivi mon inscription. Mon expérience de ce point de vue-là s’est donc avérée particulièrement fluide.

A noter: vous ne pourrez démarcher qu’un seul traducteur par jour.

Tout traducteur intéressé par votre oeuvre devra soumettre une traduction d’un extrait que vous aurez choisi. C’est là que parler couramment anglais présente un réel intérêt. J’ai analysé les traductions des deux traducteurs m’ayant proposé leurs services : l’un natif et l’autre non. La différence a été bien visible à mes yeux d’ex-Londonienne diplômée en… traduction et management interculturel. En revanche, pour quelqu’un dont le niveau en anglais serait intermédiaire, les deux versions auraient sans doute pu sembler aussi bonnes l’une que l’autre.

Ensuite, vous validez le traducteur qui aura su vous convaincre. Babelcube vous envoie alors un contrat reprenant les termes et conditions de la collaboration tripartite. Attention: vous cédez vos droits sur la traduction dans la langue concernée pendant 5 ans. Ces droits sont récupérables moyennant la somme de 500$.

Si vous acceptez ces termes, alors la traduction peut démarrer sérieusement. Le traducteur disposera de 21 jours pour vous présenter sa version traduite des 10 premières pages de votre oeuvre. Si vous les validez, le traducteur se lancera dans la traduction de l’intégralité du livre. Si vous les rejetez, vous devez fournir des explications et le traducteur disposera d’une seconde chance.

Babelcube, je recommande ou pas?

Il est un peu tôt pour le dire car je viens juste de revoir une V1 des 10 premières pages de Sorceraid en version anglaise.

Toutefois, je suis très satisfaite de la qualité des échanges que j’ai eus jusque-là avec ma traductrice, Carol. Des questions pertinentes, un état d’esprit qui correspond à ce que je recherchais : Carol souhaite gagner en expérience et pas forcément toucher des millions. Dans la mesure où je ne recherche pas la traduction parfaite, ayant la chance de maîtriser suffisamment la langue pour effectuer une relecture, cela me convient bien. Ce que je ne voulais pas, c’est devoir traduire mes romans moi-même. Une relecture attentive, cela reste très acceptable et bien moins chronophage.

Le contrat de Babelcube m’a refroidie et j’ai hésité à le signer… Et puis finalement, j’ai pensé que je n’avais pas grand-chose à perdre. A moins que Sorceraid ne se retrouve sous les feux des projecteurs dans les années à venir, je n’ai pas d’autre alternative pour faire traduire mon livre, aussi ai-je relativisé la clause d’exclusivité.

Reste à obtenir la traduction et voir ce que ça donne! 🙂 Et vous, avez-vous testé cette solution? Je suis curieuse d’en savoir plus!

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