(Avis) J’ai testé l’impression à la demande sur Amazon

J’ai testé l’impression à la demande sur Amazon et publié mes livres auto-édités en version papier

Cela fait un moment que j’ai recours à l’impression à la demande pour publier mes livres en version papier. On trouve toujours dans son lectorat des amateurs de pages blanches qui sentent bon le livre fraîchement acheté! J’ai testé le service d’impression à la demande proposé par Amazon après des années de fidélité au site Lulu.com et j’en suis plutôt satisfaite.

Vous trouverez ci-dessous un avis plus détaillé sur la base de 5 questions:

  • L’impression à la demande, c’est quoi?
  • Pourquoi proposer une version papier de ses livres?
  • La qualité des impressions est-elle au rendez-vous?
  • Le service est-il facile à utiliser pour un auteur lambda?
  • Le service est-il intéressant financièrement pour vous et pour vos lecteurs?

Qu’est-ce que l’impression à la demande?

Le concept parle de lui-même: en gros, l’impression à la demande consiste à produire un livre non pas en grande quantité comme pour l’édition traditionnelle, mais bien achat par achat. Le livre est imprimé à l’unité pour répondre précisément à une demande sans jamais imposer le moindre stock. En somme, un achat = une impression.

De nombreuses plateformes pour auteurs auto-édités proposent l’impression à la demande. C’est le cas d’Amazon, mais aussi de Lulu, Bookelis, Edilivre…

L’impression à la demande devient intéressante pour les auteurs auto-édités car elle permet de commercialiser des versions papier de ses ouvrages sans que le moindre investissement soit nécessaire. Le coût de l’impression est compris dans le prix de vente et est naturellement déduit de la redevance auteur. Les frais de port sont à la charge du lecteur, qui se fait livrer votre oeuvre directement chez lui.

Pourquoi proposer une version papier de ses livres?

C’est tout bête: le numérique ne fait pas encore l’unanimité. Tout le monde ne dispose pas d’une liseuse, tout le monde ne sait pas qu’il n’est pas nécessaire d’en posséder une pour lire des ebooks et tout le monde ne manifeste pas de l’intérêt pour les livres numériques. Si l’on peut certes « éduquer » son entourage sur la question du numérique, il est impossible de convaincre tout le monde.

Un choix s’impose: renoncer à ces quelques lecteurs qui liront en papier ou ne liront point, ou saisir cette opportunité de s’y mettre. Pourquoi ai-je décidé de proposer une version papier? En voici quelques raisons:

  • Parce que dans le monde de l’auto-édition, chaque lecteur compte. Un lecteur séduit par votre oeuvre pourra vous suivre et lire vos prochains livres. Il pourra en parler autour de lui. Il pourra vous faire des retours précieux pour vous améliorer ou vous remotiver les jours de coup de mou.
  • Parce qu’un livre papier, ça peut se commander pour des bibliothèques municipales ou scolaires. J’ai eu quelques demandes et franchement, la satisfaction de savoir son livre accessible ainsi vaut bien l’effort de créer des versions brochées.
  • Parce qu’un livre papier, c’est par définition matériel et peut se prêter ou s’offrir. Les plus fidèles de vos lecteurs pourront gâter leurs proches et participer à la construction de votre lectorat.
  • Parce que tenir son livre entre ses mains et en faire tourner les pages, c’est sacrément plaisant! 🙂

 

Je note ici que certains auteurs impriment également leurs livres pour les proposer lors des salons ou dans des librairies. Je n’ai pas encore franchi ce cap. L’impression à la demande me suffit mais n’est sans doute pas la solution la plus adaptée pour les auteurs ayant besoin d’effectuer de grosses commandes.

 

Les livres imprimés via Amazon KDP sont-ils de bonne qualité?

 

Oui, à mon humble avis. Pour avoir commandé un exemplaire papier de chaque roman que j’ai publié en version brochée à ce jour, soit 7 livres,  je n’ai jamais observé le moindre défaut d’impression. Pas de traces noires sur les pages, caractères très nets, papier bien blanc, suffisamment épais, marges respectées par rapport au document de base.

Le seul point un peu négatif de l’impression à la demande via KDP, c’est la netteté des couvertures. Je les trouve légèrement pixelisées par endroits, indépendamment de la taille de l’image chargée sur la plateforme. J’ai surtout observé cela sur les couvertures de Sorceraid, qui sont mattes, quand celles de la Trilogie des Oghams étaient brillantes.

Un mot, quand même: je juge l’impression tout aussi professionnelle que celle du temps où j’étais éditée, et dans la mesure où je peux contrôler chaque page via l’outil de publication d’Amazon, je préfère le rendu d’aujourd’hui.

 

 

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Le service est-il facile à utiliser ?

Facile, oui, au sens où il n’y a pas grand chose de bien compliqué dans les différentes étapes de création du livre broché. L’outil vous attribue un ISBN et met à votre disposition un logiciel de création de couvertures. Vous pouvez prévisualiser le livre et ajuster la mise en page en fonction.

Rapide? Hum, un peu moins. Malgré déjà plusieurs créations, il me faut encore environ une heure par livre broché, sans compter le temps de mise en page.

Ce qui rend la conception si longue, c’est:

  • Le fait que toutes les informations de l’ebook ne soient pas automatiquement reprises, d’où une saisie manuelle des détails du livre broché (catégories, synopsis, etc.) pourtant relié à l’ebook
  • L’outil de prévisualisation est puissant et vous donne une image très proche de ce que le livre donnera sur papier, avec ses marges, ses caractères imprimés, etc., mais la génération de cet aperçu prend énormément de temps. L’outil vérifie si la taille de l’objet livre et celle des pages du fichier de base sont compatibles, vérifie la pagination, les marges, la bonne application de la couverture…  et cela à chaque modification apportée. Il faut être patient.
  • La nécessité de vérifier chaque page sur l’outil de prévisualisation, au cas où une page blanche s’introduirait entre deux chapitres, au cas où il manquerait une page blanche pour séparer des sections (je veux que certains éléments tels que les copyrights ou les remerciements apparaissent à droite, par exemple), au cas où une page ne se composerait que d’un mot ou deux (la poisse!).

Le service est-il intéressant financièrement pour vous et pour vos lecteurs?

Pour les lecteurs:

Honnêtement, si vous calez vos tarifs sur le marché, le lecteur s’y retrouve. Pour ma part je suis sans doute dans la fourchette haute des prix . Quand j’aurai un peu de temps, je  voudrais faire une vraie étude. Toutefois, je pense qu’un lecteur qui lit sur papier est prêt à investir pour l’objet livre.

Pour les auteurs:

Personnellement, je pense que oui. L’auteur fixe le tarif et peut le moduler en fonction du nombre de pages à imprimer (qui engendre des coûts de production) et la redevance qu’il souhaite percevoir.

Je vous donne deux exemples très concrets tirés de l’impression à la demande de Sorceraid.

Exemple 1: Le Fantôme de Waterlow

Prix de vente: 9,45€ – 8,96€ en HT, qui est le prix de référence lorsque la version brochée est créée

Nombre de pages de la version imprimée: 148

Coût d’impression: 2,38€

Redevance auteur accordée par Amazon: 60% (ce qui est vraiment bien, au passage)

Redevance concrète: 3,00€ par exemplaire vendu (c’est plus que sur la version numérique)

Apparemment le calcul s’effectue ainsi: (8,96 * 0,6) – 2,38 = 2,996 soit 3,00

Exemple 2: L’Intégrale Saison 1

Prix de vente: 21,90€ – 20,76€ en HT

Nombre de pages de la version imprimée: 498

Coût d’impression: 6,58€

Redevance auteur accordée par Amazon: 60% (ce qui est vraiment bien, au passage)

Redevance concrète: 5,88€ par exemplaire vendu

 

 

Après, combien de ventes papier faut-il espérer? Vaste sujet. De mon côté, j’en compte 1 ou 2 par mois. Pas de quoi devenir millionnaire, mais ma foi, c’est toujours bon de savoir que son livre va rejoindre une bibliothèque ! 🙂

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